Les checks & balances

Les Pères fondateurs l’avaient dit et écrit clairement : la priorité n’était pas de mettre en place un système efficace mais d’empêcher la tyrannie, qu’ils avaient subie de la part de la Grande-Bretagne. D’où les multiples mécanismes de séparation des pouvoirs, de contre-pouvoirs et de freins et contrepoids. Non seulement chaque pouvoir est puissant (y compris le judiciaire), autonome mais il peut bloquer les deux autres.

Le Fédéralisme

Le deuxième mécanisme essentiel est  le Fédéralisme. Les 50 États fédérés sont des États souverains qui ont accepté de déléguer au niveau fédéral certains pouvoirs spécifiques, qu’énumère en particulier la section 8 de l’Article I. Ils conservent donc un maximum de prérogatives (dont le pouvoir de police), le niveau fédéral ne disposant que de pouvoirs délégués.

Cet équilibre n’est pas figé, et les relations entre État fédéral et États fédérés ont évolué selon le contexte politique et économique (New Deal, crise financière commencée en 2007), les Présidents, leurs relations avec le Congrès et les décisions de la Cour suprême.